#7

Trop militant•e pour être honnête ?

Avec Laurent Puech, assistant social

Peut-on être militant/militante et avoir une démarche mesurée, honnête ? Loin de l’outrance et des excès ? Sommes-nous, nous les humains, vraiment capables de militer contre la pédocriminalité, la maltraitance animale, la pollution planétaire, l’infanticide, les réseaux de prostitution ou la violence conjugale de manière sobre et réfléchie ? Et si c’est le cas, est-ce vraiment efficace ? La manipulation des institutions et de l’opinion publique n’est-elle pas un passage obligé pour arriver à ses fins ?

J’ai rencontré Laurent Puech, assistant social basé à Montpellier, pour aborder une question à laquelle il est confronté au quotidien et qui se trouve à la base-même de son engagement : comment faire usage d’esprit critique face à des sujets qui nous mettent tellement en jeu que notre raisonnement se brouille ?

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Épisode #7.165mn
Aide sociale, violences conjugales, infanticide

Dans ce premier volet, Laurent Puech évoque son parcours personnel de militant et de sceptique.

Nous discutons les cas spécifiques du militantisme contre les violences conjugales et les infanticides.

Timecodes Épisode #7.1

00:02:07Laurent Puech, un militant de longue date.
00:09:26Un intérêt fort pour la pensée critique.
00:19:43La critique de l’aide sociale : l’effraction, la bienveillance.
00:27:58La violence conjugale : le discours militant, les chiffres, les actions.
00:48:29L’infanticide : des chiffres erronés, une médiatisation massive.
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Épisode #7.257mn
Identifier nos biais cognitifs et les déjouer

Dans ce second volet, nous évoquons à nouveau des sujets sensibles et dérangeants, mais surtout nous disséquons les raisons de notre adhésion à des idées qui nourrissent les biais naturels de notre esprit, et envisageons comment il est possible de s’en prémunir.

Timecodes Épisode #7.2

00:01:09Éthique de conviction / éthique de responsabilité, syndrome du bébé secoué.
00:05:42Militantisme et engagement.
00:10:22Nos biais face aux sujets sensibles : le biais de confirmation (l’exemple de l’infantilisation de la femme par la plainte obligatoire), le biais émotionnel (le vécu personnel, la colère, le syndrome du sauveur / justicier), le biais de précaution (l’idéalisation).
00:31:51Les leviers du militantisme biaisé : le chiffre et le cas illustré, la stimulation répétée de l’émotion, le « cherry picking », la culpabilisation, l’injonction à se positionner, la loi de Brandolini.
00:42:43Les conséquences du militantisme biaisé : sentiment d’impuissance des victimes et d’échec des professionnels.
00:46:25Pour un militantisme de qualité : l’avocat du diable, système à but / système à état.
00:52:10La minute stupide.
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Commentaires

  1. Et c’est bien pour tout « ça » qu’existent la pédagogies institutionnelle, l’analyse institutionnelle, la pédagogie critique…. ou « la démarche clinique » (Mireille Cifali)  contre « les beaux mots » comme « bienveillance » très à la mode dans le discours institutionnel (du management privé à la santé ou à l’éducation), non ? En d’autres termes « une remise en cause (constante et vigilante) du récit collectif » semble nécessaire (en faisant référence à des propos concernant Tinoco ailleurs sur votre site). Même s’il ne s’appuie pas sur des « données scientifiques » mais « même » au Québec, la recherche s’oriente aussi vers « le non humain », le non quantifiable.

  2. Bonjour, 
    J’ai été franchement étonnée par le passage où vous mentionnez une conférence de Leila Schneck concernant le syndrome du bébé secoué. Je serais très intéressée pour lire ou écouter cette conférence pour comprendre son analyse, auriez vous un lien a nous partager?  En effet j’ai compris dans ce que vous disiez qu’elle remettrait en question l’existence de ce syndrome? 
    Ma profession fait que j’ai rencontré plusieurs familles concernées par ce drame, je les ai accompagnées depuis les signes cliniques et radiologiques jusqu’aux démarches judiciaires. Je suis donc incapable de considérer l’hypothese que ce syndrome « n’existe pas ». Mais j’aimerais comprendre pourquoi vous avez retenu cette idée de sa conférence. Cette mathématicienne remet-elle en question les critères diagnostiques? L’exclusion d’une cause accidentelle dans les lésions? 
    Par avance, merci 
    Mélanie 

    1. Bonjour Mélanie,
      merci de votre intérêt.
      L’analyse de Leila Schneck montre effectivement de grosses failles dans le diagnostic (et la théorie qui le sous-tend) qui établit la cause de lésions cérébrales chez des enfants comme étant le fait d’avoir été secoués.

      La conférence à laquelle j’ai assistée n’est toujours pas en ligne, même si elle a été filmée à l’époque. En attendant, ces liens vous éclaireront sans doute sur la démarche de cette chercheuse :
      https://webusers.imj-prg.fr/~leila.schneps/HASCritiqueFr.pdf
      https://adikia.fr/2020/12/le-syndrome-du-bebe-secoue-survient-il-en-creche

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