#7

Manipulation et développement personnel en entreprise

Avec Albert Moukheiber et Élisabeth Feytit

En avril dernier, je participais à une table-ronde aux Rencontres de l’esprit critique de Toulouse (REC) aux côtés d’Albert Moukheiber, psychologue clinicien et docteur en neurosciences cognitives.

Le développement personnel permet-il d’augmenter le bien-être au travail ? Les formations en PNL, ennéagramme, analyse transactionnelle ou encore Process communication peuvent-elles améliorer la performance individuelle et la communication des équipes ? Les tests de personnalité comme le MBTI sont-ils des outils fiables pour recruter ou mieux se connaître ? Qu’est-ce qui se cache derrière les mesures de QVT (qualité de vie au travail) qui se multiplient actuellement en entreprise ?

Icône donation

Garanti sans pub
Grâce à vos dons

Méta de Choc est gratuit, indépendant et sans publicité. Vous pouvez vous aussi le soutenir en faisant un don :

Ressources
Pour aller plus loin

Ressources Épisode #7
Manipulation et développement personnel en entreprise

Albert Moukheiber :

  • Livre : Votre cerveau vous joue des tours (Allary Editions, avril 2019).
  • Thèse : Caractérisation et corrélats de l’évitement du regard dans les phobies sociales (Université Paris 6, 2010) : http://www.theses.fr/2010PA066491
  • Collectif Chiasma : https://www.chiasma.co

Performance et bien-être au travail :

Pseudosciences :

Psychologie :

Suggestions
Vous pourriez aussi aimer ...

Bienveillance et scepticisme

Avec Virginie Bagneux, Richard Monvoisin et Élisabeth Feytit

Richard Monvoisin, didacticien des sciences, Virginie Bagneux, chercheuse en psychologie sociale, et Élisabeth Feytit parlent bienveillance.

Échangeons
Commentaires

  1. Bonjour Lisbeth et Albert, c’est passionnant comme d’habitude 🙂
    Effectivement les outils fleurissent.
    3 questions 1/2 après écoute :

    1. Sur les tests de personnalité : vous énoncez bien le manque de fiabilité de ces tests, notamment en vue d’évaluer la compétence et la performance potentielle d’un individu. OK. Quid de leur utilisation pour une utilisation moins discriminante, à savoir avoir une idée de ce que pense l’autre comment il se comporte la plupart du temps ? Même si cette approche demande de la nuance ça semble beaucoup plus utile, acceptable, et ce n’est plus discriminatoire a priori.

    1b. Y a-t’il des tests ou des exercices plus efficaces et reconnus pour cet objectif ? (mieux connaître donc ses collègues pour mieux interagir avec eux)

    2. Lisbeth tu évoques l’école de Palo Alto comme une source saine de méthodes de coaching que tu ne qualifies plus de « développement personnel », issu lui du mouvement new age. Après une brève recherche je trouve « analyse systémique », c’est bien ça dont tu parles ? Aucun rapport donc avec le mouvement du potentiel humain ? Comment les distinguer ? D’autant que souvent les coaches multiplient les outils comme autant de cordes à leur arc, et se réfèrent aux uns comme aux autres.

    3. Vous n’évoquez pas la CNV !!? Bientôt un épisode dédié ? 😉

    Un grand merci d’avance pour tes/vos réponses.
    Très bonne continuation.

    Bien chtoniennement,

    1. Bonjour,
      Merci pour le commentaire, je peux repondre a 1a et 1b

      1a: il y a certains tests de temperament, mais, le « poids » des autres variables peut venir « masquer » ces elements.

      1b: Interagir avec eux pour mieux apprendre a les connaitre 🙂

    2. Bonjour et merci de votre intérêt renouvelé.
      2. L’école de Palo Alto a été influencée par le mouvement du potentiel humain, tout comme de grandes figures de la psychologie scientifique moderne comme Carl Rogers. Pour autant elle utilise la démarche scientifique pour proposer de nouveaux modèles, dont l’intéressante approche systémique, en effet. Dans la pratique, il peut être difficile de discerner une approche de coaching fondée sur les sciences ou sur les pseudosciences parce que les coachs peuvent mélanger les deux ou se réclamer de manière abusive des sciences pour vendre leurs services. Il convient donc d’examiner de manière précise et concrète les outils proposés.
      3. Je diffuserai prochainement une émission sur la CNV !

  2. Bonjour,

    Elisabeth vous évoquez david le françois et les épisodes ou articles qui parlent de lui sur ce site mais je n’arrive pas à trouver aucun contenu sur lui.
    Peut-être parce que la recherche sur wordpress est vraiment nulle.
    Pouvez vous me redirigez vers ces ressources ?

  3. Démarche toujours très intéressante mais superficielle. Certaines croyances sont remplacées par d’autres que vous posez comme des vérités. Exemple lorsque vous dites que l’analyse transactionnelle a une base freudienne. C’est ne rien comprendre à l’AT qui decortique et analyse les postures subconscientes engagées dans une relation interpersonnelle. Les états du moi ne sont pas issus de l’inconscient freudien. Ceci décrédibilise votre démarche métacognitive qui ne semble en avoir que le vernis au profit d’une bienpenssance.

    1. Bonjour Laurent,
      merci de votre intérêt.
      Vous avez raison, ma formulation n’est pas heureuse.
      Toutefois, le fondateur de l’analyse transactionnelle a beau avoir critiqué Freud, sa théorie n’en reste pas moins très imprégnée de psychanalyse, y compris dans certains de ses développements plus récents, ouvertement psychanalytiques ou proches de la Gestalt thérapie. Et au final, cette approche n’est pas scientifique.

  4. Bonjour,

    Merci de ces explorations qui invitent à la réflexion !

    J’apprécie la tonalité, pertinente sur le fond et impertinente sur la forme, bousculant sans complaisance des idées reçues, ce qui me semble bienvenu !
    Merci de recadrer ce « cerveau gauche », « cerveau droit », moi non plus je n’en peux plus !

    Je suis ingénieur, passionné par les sciences… et par ailleurs « praticien MBTI » depuis 10 ans, mon avis est donc orienté, je plaide coupable !
    J’utilise aussi d’autres outils basés sur les Big Five par ailleurs, qui me semblent très complémentaires.
    Et je laisse souvent ces outils de côté.

    « Apprenez vos théories aussi bien que vous le pouvez, puis mettez-les de côté quand vous entrez en contact avec le vivant miracle de l’âme humaine. » Carl Gustav Jung

    J’assume un désir d’apporter ma contribution avec enthousiasme, dans un esprit d’influence en évitant la manipulation.

    Un scalpel sera dangereux dans les mains d’un tueur en série, utile dans les mains d’un chirurgien, s’il est effectivement formé et s’il répond à une demande, dans un cadre déontologique.

    Dans cet esprit, le MBTI n’est PAS un test… mais un indicateur, dont la validation par chacun (oui par chacun, et non par un praticien, ou coach, ou gourou) passe par un questionnaire (qui n’a que des bonnes réponses, à partir du moment où les consignes sont données clairement) et un entretien de découverte, pour identifier des préférences de personnalité, selon la théorie proposée par Carl Gustav Jung en 1921 dans son ouvrage « Les types psychologiques » : un modèle psycho-dynamique de la personnalité humaine, avec ses archétypes (persona, moi, ombre, soi…).

    Comme un appareil photo, le questionnaire présente ce que pourraient être les préférences d’un individu, qui restent à valider grâce à un questionnement approfondi et des lectures, pour limiter les biais, notamment l’effet Barnum (au cœur de l’horoscope, absolument !) et la désirabilité sociale (au cœur de tout, consciemment ou inconsciemment).

    Un clin d’œil : lire le type psychologique opposé (au type validé, pas simplement aux résultats du questionnaire) est une expérience qui ne laisse pas indifférent.

    « Tous les modèles sont faux, certains sont utiles. » écrivait Georges Box, statisticien

    En écho à l’effet Dunning Kruger et en frôlant parfois l’ultracrépidarianisme, des comparaisons sont parfois faites en confondant « préférences jungiennes » (dichotomie, comme main gauche et main droite) et « traits de personnalité » (répartition par rapport à une population de référence et une moyenne). Naturellement, chacun peut s’amuser à répondre de façon aléatoire au questionnaire et obtenir un résultat variable.

    Le MBTI est un outil de développement, inadapté à la sélection et au recrutement : en aucun cas les préférences ne déterminent la performance, elle décrivent simplement une zone de confort et un type de personnalité.

    Plutôt que du bullshit – je respecte cette opinion, en tant qu’opinion – le MBTI est à mes yeux un outil de connaissance de soi puissant, voie d’accès vers les travaux de Carl Gustav Jung publiés en 1921 – republié en format poche en français en 2021 : les fonctions orientées et leur expression dans le temps.

    Chacun est libre d’apprécier ces travaux – ou non : il s’agit d’opinions, que chacun peut partager. Frédéric Lenoir les a présentés de façon accessible en 2021, « Jung, un voyage vers soi ».

    Je vous rejoins sur les dérives d’utilisation non-déontologique ou abusive de ces outils : merci d’inviter à une vigilance, notamment en entreprise.

    Pour ajouter un peu d’humour à la (re)découverte du MBTI :

    La vérité sur les 16 types MBTI (sourire)
    http://antredelachouette.blogspot.com/2016/07/la-verite-sur-les-16-types-du-mbti.html?m=1

    L’ultracrépidarianisme, l’art de parler de ce qu’on ne connaît pas – Merci Étienne Klein !
    https://m.youtube.com/watch?v=f89WVeqWe-M

    Et deux articles parmi d’autres :

    In defence of the MBTI
    https://www.bps.org.uk/psychologist/defence-mbti

    MBTI : Pourquoi tant d’amour et tant de haine ?
    https://eu.themyersbriggs.com/fr-FR/Knowledge-centre/Blog/2018/July/MBTI-pourquoi-tant-d_amour-et-tant-de-haine

    Merci encore de vos travaux qui favorisent une émulation vertueuse dans cet univers complexe !

  5. Bonjour,

    Merci de ces explorations qui invitent à la réflexion !

    J’apprécie la tonalité, pertinente sur le fond et impertinente sur la forme, bousculant sans complaisance des idées reçues, ce qui me semble bienvenu !
    Merci de recadrer ce « cerveau gauche », « cerveau droit », moi non plus je n’en peux plus !

    Je suis ingénieur, passionné par les sciences… et par ailleurs « praticien MBTI » depuis 10 ans, mon avis est donc orienté, je plaide coupable !
    J’utilise aussi d’autres outils basés sur les Big Five par ailleurs, qui me semblent très complémentaires.
    Et je laisse souvent ces outils de côté.

    « Apprenez vos théories aussi bien que vous le pouvez, puis mettez-les de côté quand vous entrez en contact avec le vivant miracle de l’âme humaine. » Carl Gustav Jung

    J’assume un désir d’apporter ma contribution avec enthousiasme, dans un esprit d’influence en évitant la manipulation.

    Un scalpel sera dangereux dans les mains d’un tueur en série, utile dans les mains d’un chirurgien, s’il est effectivement formé et s’il répond à une demande, dans un cadre déontologique.

    Dans cet esprit, le MBTI n’est PAS un test… mais un indicateur, dont la validation par chacun (oui par chacun, et non par un praticien, ou coach, ou gourou) passe par un questionnaire (qui n’a que des bonnes réponses, à partir du moment où les consignes sont données clairement) et un entretien de découverte, pour identifier des préférences de personnalité, selon la théorie proposée par Carl Gustav Jung en 1921 dans son ouvrage « Les types psychologiques » : un modèle psycho-dynamique de la personnalité humaine, avec ses archétypes (persona, moi, ombre, soi…).

    Comme un appareil photo, le questionnaire présente ce que pourraient être les préférences d’un individu, qui restent à valider grâce à un questionnement approfondi et des lectures, pour limiter les biais, notamment l’effet Barnum (au cœur de l’horoscope, absolument !) et la désirabilité sociale (au cœur de tout, consciemment ou inconsciemment).

    Un clin d’œil : lire le type psychologique opposé (au type validé, pas simplement aux résultats du questionnaire) est une expérience qui ne laisse pas indifférent.

    « Tous les modèles sont faux, certains sont utiles. » écrivait Georges Box, statisticien

    En écho à l’effet Dunning Kruger et en frôlant parfois l’ultracrépidarianisme, des comparaisons sont parfois faites en confondant « préférences jungiennes » (dichotomie, comme main gauche et main droite) et « traits de personnalité » (répartition par rapport à une population de référence et une moyenne). Naturellement, chacun peut s’amuser à répondre de façon aléatoire au questionnaire et obtenir un résultat variable.

    Le MBTI est un outil de développement, inadapté à la sélection et au recrutement : en aucun cas les préférences ne déterminent la performance, elles décrivent simplement une zone de confort et un type de personnalité.

    Plutôt que du bullshit – je respecte cette opinion, en tant qu’opinion – le MBTI est à mes yeux un outil de connaissance de soi puissant, voie d’accès vers les travaux de Carl Gustav Jung publiés en 1921 – republié en format poche en français en 2021 : les fonctions orientées et leur expression dans le temps.

    Chacun est libre d’apprécier ces travaux – ou non : il s’agit d’opinions, que chacun peut partager. Frédéric Lenoir les a présentés de façon accessible en 2021, « Jung, un voyage vers soi ».

    Je vous rejoins sur les dérives d’utilisation non-déontologique ou abusive de ces outils : merci d’inviter à une vigilance, notamment en entreprise.

    Pour ajouter un peu d’humour à la (re)découverte du MBTI :

    La vérité sur les 16 types MBTI (sourire)
    http://antredelachouette.blogspot.com/2016/07/la-verite-sur-les-16-types-du-mbti.html?m=1

    L’ultracrépidarianisme, l’art de parler de ce qu’on ne connaît pas – Merci Étienne Klein !
    https://m.youtube.com/watch?v=f89WVeqWe-M

    Et deux articles parmi d’autres :

    In defence of the MBTI
    https://www.bps.org.uk/psychologist/defence-mbti

    MBTI : Pourquoi tant d’amour et tant de haine ?
    https://eu.themyersbriggs.com/fr-FR/Knowledge-centre/Blog/2018/July/MBTI-pourquoi-tant-d_amour-et-tant-de-haine

    Merci encore de vos travaux qui favorisent une émulation vertueuse dans cet univers complexe !

  6. Bonjour, merci pour cet épisode très intéressant. C’est la première fois que je vous écoute.
    Le baby-foot n’est pas une fatalité.L’analyse de l’activité réelle permet de trouver des solutions au niveau des collectifs. Les RPS (risque psychosociaux) ne sont pas relatifs à l’individu mais des problématiques à l’échelle organisationnelle et collective. Les métiers de la prévention et de la santé au travail (psychologue du travail, Ergonome, Ingénieur HSE, Infirmier en santé au travail, Médecin) travaillent de manière concertée sur la mise en place de leviers d’action avec les méthodes éprouvées de l’INRS ou l’ARACT. Au plaisir de parler de nos métiers qui n’utilisent pas le babyfoot. Je travaille depuis plusieurs années en service de santé au travail.
    Audrey

    1. Merci de votre retour et bienvenue à vous, Audrey.
      Je pense qu’il est intéressant et important de parler des métiers de la prévention et de la santé au travail. Je compte bien y consacrer un jour une émission.
      N’hésitez pas si vous le souhaitez, à m’envoyer un mail au sujet des questions et outils sur lesquels il vous semble important d’informer.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.