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Bonne étoile, jolies fleurs et petits oiseaux

Par Élisabeth Feytit
La toile regorge de phrases plus ou moins ésotériques de pensée positive et d'astuces pour voir la vie du bon côté.

La Toile regorge de phrases plus ou moins ésotériques de pensée positive et d’astuces pour voir la vie du bon côté : « si la tristesse t’envahit, ouvre-toi à la lumière », « quand la vie n’a plus de sens, contacte ta joie intérieure », « la paix du mental réside dans l’abandon aux Lois de l’Univers ».

Mais que peuvent bien vouloir dire ce genre de phrases guimauves ?

Rien. Elles ne veulent rien dire.

Peut-être peuvent-elles tout au plus apaiser un temps le tumulte intérieur de celui ou celle qui cherche désespérément une réponse à son mal-être. Mais au final, elles ne font qu’ajouter à la confusion.

Car de quoi a réellement besoin un esprit tourmenté, un mental confus, si ce n’est d’une analyse rigoureuse, d’une compréhension claire de la réalité qui l’occupe ? Voir le lien de cette réalité douloureuse avec des expériences passées et les décisions inconscientes qui les ont suivies, par exemple.

Prendre un temps pour soi et se confronter aux peurs qui sous-tendent un état de souffrance morale peut être certes ardu et déstabilisant, parce que cela implique inévitablement la remise en cause de notre mode de pensée et des limites ou jugements qui y sont attachés, mais c’est la seule façon qui nous soit offerte de sortir du cercle infini de nos souffrances. La seule.

Toutes ces phrases insipides de développement personnel teinté de pensée magique – et la crédulité de ceux qui s’y réfèrent et les répandent sur le net – sont une atteinte à toute réflexion intelligente et logique, car elles nous détournent d’un examen sobre des craintes rationnelles et irrationnelles (surtout) qui peuplent et entravent notre existence.

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Commentaires

  1. Oui. Quand il y a souffrance, ne pas la fuir. L’observer dans les yeux. La souffrance est un outil. S’en servir. Ne pas chercher à s’en libérer. La souffrance nous dit « regarde-toi », « connais-toi ».

  2. Votre reponse est de mon point de vue encore un peu new-âge.  La souffrance peut venir de l’extérieur, peut venir de son entourage, de l’abus de pouvoir extérieur etc… ce serait faire fi des rapports de pouvoir qui ont toujours existés de tous temps que d’imaginer que nous causons toujours notre souffrance. L’idée que la souffraance puisse être un outil est encore new-âge. L’idée de ne pas chercher à s’en libérer aussi. Derrière, il me semble qu’il y a encore l’idée, que l’on est tout puissant face à ce qui nous arrive. Que l’on est Dieu en devenir et au travers des expériences qui se présantent à nous. L’idée que toutes les expériences qui nous arrivent sont bonnes… Et bien NON, qu’en pensez-vous ?

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