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La religion m’a tuer

Par Élisabeth Feytit
Toutes les religions sont porteuses de la violence de l'obéissance et du prosélytisme nécessaires à leur survie.

On nous parle de religions d’amour, de paix, de conscience…

Quand on prétend qu’un texte est « saint », « sacré » ou directement dicté par un être créateur (donc porteur de vérités ultimes, universelles et inaliénables), quand on dit qu’il est un guide utile pour vivre en harmonie, pour trouver ou exprimer le meilleur de soi, pour se comprendre et comprendre le monde… comment alors justifier une seconde qu’on en prenne uniquement ce qui nous plait au moment où ça nous arrange ? Un verset ici, mais pas celui-là plus loin.

Toutes les religions (toutes) demandent explicitement la soumission à leurs dogmes. C’est un fait. Qu’elles se présentent comme pacifiques ou non, qu’on se donne la liberté d’en analyser les textes, de les interpréter ou pas, elles sont toutes porteuses de la violence de l’obéissance et du prosélytisme (à un niveau familial, communautaire ou social) nécessaires à leur survie et sans lesquels l’appartenance religieuse n’existerait tout simplement pas.

Où sont donc l’honnêteté, la morale et le respect de soi et des autres dans tout ça ? Dès lors que nous suivons réellement les « enseignements » d’une religion, nous ne les trouverons jamais. Alors pourquoi faut-il encore et toujours, de près ou de loin, que nous nous accrochions à ces croyances, à ces textes, à ces identités communautaires ? Et de quelle « tolérance » parle-t-on au juste ?

Non. L’honnêteté, la morale, le respect sont à trouver ailleurs ; dans l’éducation et l’auto-éducation à l’observation du réel, au doute, au questionnement et à l’analyse de nos pensées individuelles et collectives, comme élémentaire (et difficile) chemin vers la compréhension de soi et des autres.

Étudier et connaître les textes religieux comme faisant partie de notre patrimoine est une chose tout à fait intéressante. Défendre la « liberté religieuse », c’est défendre directement ou indirectement la liberté de violence, d’ignorance et d’endoctrinement. Les « grands livres » et l’histoire des religions ne cessent de le prouver.

On arrête quand de se mentir ?

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Commentaires

  1. L’athée que je suis  adhère plutôt à ce texte, mais je pense qu’il ne faut pas pour autant oublier de lutter et de dénoncer les persécutions contre les croyants.

     Tiens, je pensais en rédigeant ce commentaire aux musulmans en France (mais pas que) mais en faisant une petite recherche j’apprends que la persécution des chrétiens est en hausse dans le monde.

    1. En effet, mon texte n’a pas vocation à stigmatiser les croyants ou à inciter à la violence vis-à-vis d’eux, mais plutôt à pointer du doigt ce qu’est la croyance religieuse et les conséquences de sa propagation. Il est à noter que, le plus souvent, la persécution contre les croyants se fait de la part d’autres croyants.

  2. Merci pour votre travail sur le questionnement de notre façon de penser. Je le trouve réellement intéressant. Moi aussi , je suis tombée dans plusieurs écueils de croyances. Et pourtant. Il y a quelques années, loin de toute pratique religieuse ou autre, j’ai reçu comme un appel, qui selon moi venait de Jésus. Cet appel m’a réellement bouleversée, et n’a duré qu’un bref instant. J’étais pourtant dans un état normal, pas de manque de sommeil ni de substances (!). Par la suite, j’ai ressenti une réelle envie de lire la bible, en ouvrant des pages, comme ça, au hasard, un peu chaque jour. Et ce que je lisais, à chaque fois, touchait mon cœur, et me paraissait limpide et chargé de sens. Personne ne m’a incitée à faire cela, rien. C’est arrivé comme cela. Et puis le désir de continuer à lire cette bible s’est installé. J’ai constaté que les textes m’éclairaient souvent sur ma vie humaine, et souvent j’y ai trouvé de la force et du réconfort. Depuis plusieurs années, je suis sur mes gardes concernant toute forme de mainmise d’un autre humain sur ma vie, mais avec ce Dieu là, le mot obéissance ne me pèse pas du tout. Car je sens que c’est un Dieu qui m’aime et veut ma Liberté. Je ne pense pas non plus faire cela par facilité, car une fois cet amour  et ce dialogue avec Dieu entretenu, cela m’aide à aller vers les autres, les tolérer mieux, etc. C’est un refuge, mais pas une cachette. Il me semble en tout cas. Voilà. Je suis souvent particulièrement touchée par les écrits de certains Saints et de leurs vies. Pourtant je ne me sens pas du tout concernée par les mouvements de type « charismatiques » qui me font peur. Je ne ressens pas ma pratique religieuse comme de l’endoctrinement, et lorsqu’un prêtre ou autre personne de la paroisse me semble trop prendre autorité à la place de Dieu je lui en parle si c’est possible, ou l’évite.

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