#4

Les algorithmes tueront-ils notre attention ?

Avec Sonia Bressler, philosophe, spécialiste de la communication d'influence

Sonia Bressler est Docteure en philosophie et épistémologie, conseil en stratégie d’entreprise, éditrice et enseignante en communication d’influence.

Aujourd’hui, je la rencontre à Paris pour parler d’un thème particulièrement important dès lors qu’il s’agit de savoir à quoi on pense et comment on pense. Une chose dont bien souvent nous ne mesurons pas l’importance et l’impact dans notre vie. Une chose sur laquelle ceux qui veulent notre adhésion, notre vote, notre argent savent bien plus que nous ; nous, citoyens, consommateurs, employés ou même militants.

De quoi allons-nous parler dans cette émission en deux volets ? Eh bien de notre attention.

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Ressources Épisode #4.1
Les tentatives de captation depuis 100 ans

Articles :

Documentaire :

Livres :

  • La Cybernétique : Information et régulation dans le vivant et la machine, de Norbert Wiener (Seuil, 1948).

  • Cybernétique et société : L’usage humain des êtres humains, de Norbert Wiener (Seuil, 1950).

  • Propaganda : Comment manipuler l’opinion en démocratie, d’Edward Bernays (Zones, 1928).

  • L’économie de l’attention : Nouvel horizon du capitalisme, de Yves Citton (La découverte, 2014).

Autres :

Ressources Épisode #4.2
Les algorithmes au pouvoir

Articles :

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Commentaires

  1. Bonjour,
    Fait étonnant que je voulais partager ici: en me baladant sur la page wikipédia des écoles Steiner, j’y ai vu qu’aux États-Unis, des cadres de la silicon valley envoient leurs enfants dans des écoles Steiner-Waldorf pour leur éviter un contact précoce avec les technologies !
    Donc ces personnes auraient tout compris du problème de l’attention, mais pas de la situation dans ces écoles et du lien avec l’antropomorphisme: visiblement l’esprit critique n’a rien d’universel.

  2. quel dommage que votre intervenante ait aussi mal étudié et compris le travail de Bateson. Bateson n’a jamais voulu créer de méthode thérapeutique (il ne faisait même pas partie du projet et pensait qu’essayer de faire cela risquait de créer plus de pb que ça n’en résolvait), il était opposé à la publication de l’article sur la double contrainte (dont il pressentait aussi que ça allait créer des pb). 
    Ce que cherchait Bateson c’était à « comprendre la structure qui relie les etres entre eux ». L’étude de la communication humaine n’était qu’un petit aspect de son travail. Ces imprécisions laissent une trace de doute sur la qualité les propos suivants  de votre intervenante et sur la manière dont elle les justifie.

    1. Merci pour votre commentaire. Une précision sur la situation d’énonciation qui date un peu, il s’agit d’une conversation, l’idée ici était de partir de l’intuition de Bateson sur cette expérience de la double-contrainte mais de la proposer comme un cadre d’observation de ce qui se passe lorsque l’on utilise des outils numériques, certes formidables, mais qui malheureusement le sont beaucoup moins lorsque l’on regarde l’envers du décor. Rappelons ici que je ne prétends pas du tout que Bateson ait eu l’idée d’une thérapeuthique, j’évoque un élément, une de ces nombreuses fulgurances. 
      Avec le recul, ici proposé, il aurait été, sans doute, plus “audible” de partir de la théorie des systèmes proposée par Niklas Luhmann, nous sommes dans une logique de modélisation. Celle-ci peut vous/nous apparaître plaisante, je n’ai aucun jugement de cet ordre là, je note juste que dans ces systèmes de modélisations les systèmes prennent leur autonomie, et que cela peut-être un problème pour les individus/citoyens que nous sommes (là je renvoie vers l’article de Jean-Claude Sallaberry que je trouve très éclairant sur la question de l’autonomisation des systèmes –  ). 
      En revanche, j’ai toujours explicité que je me plaçais d’un point de vue éthique (pas moral donc), c’est-à-dire dans une tension vers le futur, une mise en abîme des conséquences potentielles, conséquences évoquées par mes observations auprès des étudiants. Mais j’y reviendrai dans votre deuxième commentaire. Vous comprendrez donc que j’ai juste une lecture, de Bateson, différente de la vôtre.

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